Message aux amateurs d'ExtaSea #10 - Heureux d'arriver et désireux de repartir

Message aux amateurs d'ExtaSea #10 - Heureux d'arriver et désireux de repartir

Après 12 jours de course, j’éprouve l’immense joie d’être entouré à nouveau.  Après avoir navigué en solitaire la chaleur humaine, les sourires, les rires, les baisers sur les pontons et à terre n’ont pas de prix.  Le retour c’est aussi le formidable plaisir de retrouver une alimentation fraîche et variée : fruits, légumes, poisson, viande, et, bien sûr, une bonne bière bien fraîche.  Curieusement, le confort est secondaire, même si, après plusieurs jours en mer, dormir dans un lit devient une expérience extraordinaire et profiter d’une salle de bain un vrai luxe.

Cette première étape n’a pas été facile. Même si, selon l’organisation, il n’y aura jamais eu si peu d’abandons lors d’une première étape, trois concurrents ont néanmoins perdu leur mât et un concurrent a déclenché sa balise de détresse et été hélitreuillé suite à une voie d’eau.  

Démâtage de mon ami Julien Mizrachi sur le mini 832 au large du Cap Finisterre.  Note : il a pu réparer et repartir après avoir fait escale  à La Corogne, sans dépasser les 72h autorisées par le règlement. (www.julienmizrachi.com)

Comme vous avez pu le lire dans les actualités précédentes, il a fallu, lors du départ, traverser le Golfe de Gascogne au près, dans la houle et sous la pluie, et s’attaquer au Cap Finisterre avec un vent de Force 7 dans une mer formée ensuite.  En fin de course c’est le manque de vent qu’il aura fallu déjouer.  Bref, il fallait être fort mentalement durant près de deux semaines.

Le bateau a bien tenu et moi aussi. Arrivé à Las Palmas, je reste néanmoins un peu sur ma faim, partagé entre la satisfaction d’avoir terminé cette étape de ralliement et la frustration d’avoir pu faire beaucoup mieux.

L’escale aux Canaries, de près de deux semaines, est le moment de faire une pause et de faire un peu de tourisme en visitant Lanzarote ou Fuerteventura, mais c’est aussi l’opportunité de réparer une latte cassée dans le solent (voile d’avant) et de remplacer les axes de safrans (gouvernail) qui, sous la pression, présentent trop de jeu pour repartir sereinement.  J’en profite également pour me ravitailler ; méthanol et piles pour la production d’énergie, eau (80L) et nourriture lyophilisé.

A une dizaine de jours avant le départ pour le grand saut et ces 2.700 milles, je ne me laisse pas envahir par le stress. Traverser l’Atlantique est deux fois plus long que la première étape, mais j’essaye de découper cet objectif en une succession d’objectifs. J’ai au fond de moi accumulé suffisamment d’énergie positive pour me permettre d’arriver de l’autre côté.

Merci pour vos encouragements, par mail ou sms.  Cela me touche beaucoup. Pour les dernières nouvelles, n’oubliez pas de vous rendre régulièrement sur http://www.extasea.be/denieresnouvelles

Message aux amateurs d'Extasea #11 - Une deuxième étape bien commencée

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Message aux amateurs d'Extasea #10 - ZERO VENT

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