Message aux amateurs d'Extasea #11 - Une deuxième étape bien commencée

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Deuxième étape : le Cap Vert passé, direction le Grand Bleu

Voilà le cinquième jour de course terminé. Les ministes ont passé la porte imposée du Cap Vert, entre les îles de Santo Antao et de Sao Vicente, au large de la Mauritanie.

Pour rappel, la veille du départ de cette seconde étape de la Mini-Transat, les organisateurs, en concertation avec la cellule météo, ont obligé les ministes partant des Canaries à passer par cette trajectoire. En cause? La détection de risques potentiels de tempêtes tropicales sur la route directe.

Le trajet qu'emprunteront les ministes sera donc plus au sud que prévu afin de laisser la dépression plus au nord et de foncer en relative tranquillité vers la Martinique.

On peut se réjouir car Martin a apparemment passé la porte du Cap Vert sans problème, contrairement à 6 compétiteurs qui ont du faire halte à Mindelo pour réparer certaines casses.

Une fois franchi ce passage le long des îles du Cap Vert - derniers coins de terre avant le grand bleu - ce sera tout droit jusqu'au Marin en Martinique ! Si les conditions ne bougent pas, les ministes bénéficieront d'un régime de vents portants stables (en direction et en force) grâce aux alizés.

Durant la course et les jours à venir, Martin devra gérer et anticiper les moments les plus adéquats pour empanner. En parallèle, il devra aussi bien veiller aux coups de soleil ! N'oublions pas qu'il n'y a pas beaucoup d'ombre à bord des minis voiliers de 6.50 m !

Au niveau du classement, ExtaSea est tout à fait régulier entre la 30e et 40e place, avec une vitesse moyenne de 7-8 noeuds; les premiers sont, eux, aux alentours de 10-11 noeuds.

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Date d'arrivée prévue en Martinique ? Aux alentours du 20 novembre !

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Témoignage de Jonas Gerckens (Skipper liégeois)

Que penses-tu de la première étape et de ce début de seconde étape de la Mini-Transat 2017 ?

Pour la première étape, les débuts se sont effectués en mode plutôt diesel pour Martin. Pour l’ensemble des ministes, cette étape a du être frustrante à cause des conditions changeante et "pétoleuse"…  La deuxième étape a l’air de mieux démarrer en mode surf soutenu. Martin a un bon rythme et prend une belle trajectoire. C’est de bonne augure aussi qu’il ne doive pas s’arrêter au Cap Vert. Après ce passage, ce sera le grand saut, la sensation de vide dans le grand bleu. Martin va passer d’un mode régate à un mode grand large. Le mental va jouer énormément : chaque jour il devra se remettre en route, garder un rythme sain et performant. La moindre petite casse peut affaiblir le moral et faire baisser les bras, c’est dans ces moments qu’il ne faudra rien lâcher.

Quelles ont été tes dernières recommandations ?

J’ai eu Martin en ligne deux jours avant le départ de cette deuxième étape. Je lui ai rappelé que celui qui gagne la Mini-Transat, c’est celui qui arrive de l’autre côté, c'est celui qui la finit tout simplement. Le slogan « Passe ta Mini d’abord » est révélateur : ce qui est important, c’est de la faire, de la finir, c’est une formidable expérience vis-à-vis de soi-même.
D’ailleurs, une fois qu’on a gouté à la Mini, on ne sait jamais si on la refera ou pas… C’est une des courses les plus dures au monde, si ce n’est la plus dure. Elle est, selon moi, plus difficile que le Vendée Globe, car pour la Mini-Transat aucun moyen de communication n’est autorisé (sur le Vendée Globe, on a le téléphone satellite pour appeler "comme à la maison"), l’isolement est radical. La seule information certaine du parcours de chacun est celle qu’on obtient une fois que le skipper pose le pied à terre et qu’il raconte son périple. C’est unique !

Quels sont les enseignements qu’on retire d’une Mini-Transat ?

De mon souvenir de 2013, la principale leçon a été la gestion du mental. C’est vraiment une expérience incroyable au regard de la connaissance de soi. A l'époque, trois jours après mon départ, j’ai eu de la casse et j’ai du faire escale pour réparer aux Canaries. Mon objectif de performance s’était écroulé, mentalement ça a été très dur de se remettre dedans. En plus, les conditions étaient mauvaises : alizés mous et du près au milieu de l’Atlantique. La seule chose qui me motivait était que c’était peut-être la dernière occasion de finir une Mini Transat. Cette course a été à la fois mon pire moment en mer en tant que marin en solitaire et l’une des meilleures leçons de ma vie de marin. Elle m’a énormément appris et servi. C’est grâce à cette expérience, entre autres, que j’ai gagné par la suite les Sables-Les Açores Les Sables.

Quelle est ta prochaine course ?

C’est en classe 40 :  la Route du Rhum  en novembre 2018! Cette course me fait rêver depuis que je suis enfant. Mon objectif est de battre le meilleur résultat belge (15e place en 2014), c’est-à-dire d’être dans le top 10, a minima!

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